lundi 30 juin 2008

les bandes des cités

lefigaro.fr/

Ficher les bandes ? L'idée de la ministre de la Justice, Rachida Dati, n'est pas franchement nouvelle. Mais au fil des affaires qui visent la capitale, comme sur le Champ-de-Mars dans la nuit du 20 au 21 juin, une question ne cesse de se poser : pourquoi n'a-t-on pas été capable de prévoir de telles violences collectives ?

La police ne manque pas de rapports descriptifs sur le phénomène. Dans une note du 5 septembre 2007, les Renseignements généraux de la Préfecture de police de Paris estiment que «la capitale (…) est particulièrement exposée aux déclenchements de rixes». On y parle de 147 affaires en Ile-de-France pour les huit premiers mois de 2007 contre 130 pour la même période en 2006. Et les analystes de préciser que «10 % des actes de violences collectives enregistrés en Ile-de-France ont eu lieu dans la capitale».

C'est donc pour améliorer la prévention que Rachida Dati propose aujourd'hui un «fichier sur les bandes organisées». «L'idée est d'identifier ces bandes», expliquait-elle, hier, dans le Journal du dimanche, mais aussi «d'anticiper leurs mouvements, de savoir comment elles se construisent, comment elles fonctionnent, comment elles agissent. De nombreux pays européens le font.»

samedi 28 juin 2008

La Turquie remporte le Mondial 2008 des intellectuels

http://passouline।blog.lemonde.fr/
Connaissez-vous Fethullah Gülen, Yusuf Al-Qaradawi, Aitzaz Ahsan, Amr Khaled, Abdolkarim Soroush et Mahmood Mamdani ? Vous devriez car manifestement, ils gagnent à être connus et, surtout, lus. Ils figurent parmi les dix intellectuels les plus influents au monde. Le résultat d’une enquête internationale a paru pour le moins surprenant, sinon bizarre, aux responsables des revues anglaise Prospect et américaine Foreign policy qui l’organisent chaque année auprès de plus d’un demi-million de personnes de langue anglaise ; étrange car ils n’avaient jamais entendu parler d’eux jusqu’à ce jour, ni même entr’aperçu leurs travaux fût-ce dans des revues. Au vrai, leur surprise vient du nombre de penseurs musulmans en tête de liste. Ils se sont donc renseignés et ils ont compris que ces intellectuels avaient une expérience bien éprouvée de la campagne d’opinion.

jeudi 26 juin 2008

Retour des sans-papiers : les bobos réagissent

Par La rédaction du Post , le 18/06/2008
Sans-papiers à Lille. Photo d'illustration.
Sans-papiers à Lille. Photo d'illustration.
REUTERS/© Pascal Rossignol / Reuters

Les eurodéputés ont adopté la "directive retour", un projet de loi controversé destiné à faciliter le renvoi des sans-papiers de l'UE.

SOS Racisme: "Nous nous inquiétons des conséquences que va produire l'adoption de ce texte quant à la dignité et à la sécurité juridique des ressortissants étrangers vivant en Europe."

"Cette directive est une atteinte aux idéaux de liberté et 'au vivre ensemble' portés par les pères de l'Europe", poursuit l'association de lutte contre le racisme.

Les Verts eux, se sont dits ce mercredi "scandalisés"
par l'adoption de la "directive dite de la honte", qui vise à harmoniser les règles d'expulsion des sans-papiers dans l'UE.

Le parti écologiste estime qu'"à l'heure où sévit déjà une crise alimentaire mondiale et où apparaissent les premiers réfugiés climatiques, cette directive est particulièrement irresponsable".

"Elle érige la brutalité administrative en outil de gestion des flux migratoires, demandeurs d'asile inclus", affirment les Verts.

"Incarcérer des enfants ou des adultes sans procès pendant plus de 18 mois au motif qu'ils ne disposent pas de papiers à jour est un glissement fascisant inacceptable de l'Union européenne. Prépare-t-on un Guantanamo européen?", s'interrogent les Verts.

La Cimade (Conseil oecuménique d'entraide) qui accueille et accompagne chaque année plusieurs dizaines de milliers de migrants et de demandeurs d'asile, affirme qu'"en adoptant, sans y ajouter le moindre amendement, le texte de la directive retour négocié par les ministres de l'Intérieur et de l'Immigration des 27 Etats membres, le Parlement européen a perdu une grande part de sa crédibilité quant à sa capacité à tenir son rôle d'instance démocratique chargée notamment de la protection des citoyens en Europe".

(Sources: Communiqués, AFP)


mercredi 11 juin 2008

La FCPE et deux syndicats de l'Education nationale veulent marxiser les programmes d'instruction civique

soseducation।com/

Un obscur "Groupe d’information et de soutien des immigrés" (Gisti), la Ligue des Droits de l’Homme, le Réseau éducation sans frontières (RESF), la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) et les syndicats de l’Education Ferc-CGT et Snes-FSU, attaquent un passage du nouveau programme consacré à la nationalité et à la citoyenneté exposant que « La diversité de la population sur le territoire national est prise en compte en faisant apparaître (…): la nature des droits civils, économiques et sociaux accordés à tous les habitants régulièrement installés sur le territoire national ».

"Xénophobie", diagnostiquent ces militants dans un communiqué collectif. Pour eux, il y a du racisme dans le fait que les programmes ne précisent pas que les immigrés clandestins ont les "mêmes droits" aux allocations et à la sécurité sociale que les étrangers habitant régulièrement en France, et que les citoyens français eux-mêmes.

Ils exigent qu'on enseigne aux collégiens pendant les cours d’instruction civique que toute personne qui parvient à franchir illégalement la frontière obtient automatiquement les mêmes "droits" que les autres. Tout autre discours est accusé de "racisme".

Les six organisations entendent dénoncer « fermement toute tentative de transformer l'éducation civique en prosélytisme en faveur d'une vision réductrice de l'immigration et des droits de l'Homme », communiquent-elles encore.

Les membres de SOS Education, rappelant que les programmes scolaires ne doivent pas servir la cause de militants politiques, expriment à Xavier Darcos leur soutien face aux prétentions exorbitantes de ces organisations subversives, qui ne connaissent ni mesure, ni raison.

L’immigration musulmane dans le monde post 11/9, par le torontois Salim Mansur

http://pointdebasculecanada.ca/
lundi 9 juin 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis

« L’Occident a contribué de manière significative à la montée de l’islamisme par sa naïveté, son ignorance et sa réticence à déclarer publiquement que l’islamisme est une idéologie inacceptable dans les démocraties libérales. S’il échoue à exiger des immigrants musulmans qu’ils respectent les valeurs occidentales, l’Occident fera face au démantèlement insidieux des valeurs et de la culture politique qui font une société libre ». - Salim Mansur।

Salim Mansur, Ph.D., est professeur agrégé de sciences politiques à l’Université Western en Ontario. Il écrit pour le London Free Press, le Toronto Sun, ProudToBeCanadian.ca, et de nombreuses publications, y compris National Review, the Middle East Forum et Frontpagemag. Il présente souvent des analyses sur le monde musulman, l’Islam, l’Asie du Sud, et le Moyen-Orient.

Il est membre du conseil d’administration du Center for Islamic Pluralism basé à Washington, DC, et Senior Fellow du Canadian Coalition for Democracies.

Immigration et musulmans, les extrémistes dans le monde Post-11/9, par Salim Mansur

[...] Le dilemme du pays hôte
Depuis la fin des années 1960, les pays d’accueil, particulièrement ceux d’Europe de l’ouest, - ont été coincés par des changements dans les débats politico-culturels internes, et par l’arrivée de nouveaux venus qui sont pour la plupart de régions du monde qui étaient autrefois des colonies du pays hôte।

En questionnant le passé colonial impérialiste de leur pays, ainsi que le racisme, le fascisme, et les guerres, les gens de la génération des années 1960 en Occident ont commencé à remettre en cause des pans de leurs identités nationales respectives. Lorsque le déconstructionnisme est devenu à la mode, la déconstruction de l’héritage des Lumières dans l’Europe moderne et en Amérique du Nord a privé l’Occident de sa capacité à faire face à l’opposition culturelle de groupes marginaux et de sociétés en développement. Avec le temps, l’affaiblissement de l’identité de l’Occident a laissé un vide à combler. Depuis que les sociétés occidentales libérales démocratiques sont devenues plus réticentes à exiger que les nouveaux venus adoptent une partie ou l’ensemble de leur identité - cette identité étant soumise à un réexamen critique - ces nouveaux venus sont livrés à eux-mêmes pour former leur vision d’eux-mêmes dans des pays étrangers.

Il a été dit qu’il y a un trou au centre du libéralisme, car il ne permet pas de régler la question de l’identité collective (Fukuyama, 2006). Le libéralisme classique portait sur l’acquisition et la défense de la liberté individuelle contre l’emprise du collectivisme – soit la politique organisée autour de l’identité des tribus, des nations, des castes, des classes, de l’église ou de la mosquée. Le libéralisme classique est aussi un produit de l’Europe chrétienne. Au moment où les Européens renonçaient à leur identité nationale dans l’ère post-chrétienne, ils ont dû faire face au problème de concilier leur libéralisme et la laïcité avec l’identité collective d’un groupe de nouveaux arrivants - notamment des musulmans - qui est fondée sur leur religion.

La réponse libérale au problème est venue sous la forme du multiculturalisme, une idée promue vigoureusement au Canada, malgré les protestations des élites du Québec qui voulaient que le pays reste biculturel.

Le multiculturalisme offrait la perspective fascinante de faire évoluer l’Occident post-chrétien vers une société ouvertement pluraliste dans laquelle les différentes cultures pouvaient coexister harmonieusement en toute égalité, sans avoir à adopter le « melting pot » des États-Unis।

Cette politique du multiculturalisme est une invitation aux nouveaux arrivants de maintenir leurs propres valeurs religieuses et culturelles, et embrasse le relativisme culturel, soit la conviction que toutes les cultures sont égales. Les libéraux occidentaux sont convenus que, compte tenu de l’histoire de l’Europe et de l’Amérique du Nord, l’Occident ne possédait pas l’autorité morale d’exiger que les immigrants réforment leurs valeurs culturelles conformément aux valeurs du pays hôte pour être acceptés comme des membres égaux dans les sociétés occidentales.

Mais le silence du libéralisme sur l’identité de groupe et les droits collectifs n’était pas un oubli. C’était une reconnaissance du fait que lorsque l’individu et le groupe entrent en conflit, la liberté de l’individu a priorité. En favorisant le multiculturalisme, les libéraux occidentaux ont commencé à saper le libéralisme, car tous les groupes n’adoptent pas également les valeurs libérales, et les musulmans, en particulier, résistent à l’idée des droits de la personne et de l’égalité des sexes.

Dans la pratique, le multiculturalisme a évolué vers un monoculturalisme pluriel qui permet à des groupes culturels de se retirer dans leurs propres espaces। L’effort des musulmans en Occident pour obtenir la reconnaissance juridique de leurs droits collectifs – l’application de la charia (loi islamique) – en se fondant sur le principe du multiculturalisme n’est pas surprenant. Refuser la demande des musulmans tout en souscrivant au multiculturalisme, complique encore le problème libéral.

[...] L’Occident a contribué de manière significative à la place de plus en plus importante de l’islamisme avant le 11/9 par sa naïveté, son ignorance, son ouverture aux mouvements de fonds en provenance du Moyen-Orient par les communautés d’immigrants musulmans, et sa réticence à déclarer publiquement que l’islamisme est une idéologie inacceptable dans les démocraties libérales. L’Occident a également contribué par sa volonté d’accommoder les exigences des pratiques musulmanes et de considérer les arguments en faveur de l’introduction de la charia.

Nombreux sont ceux en Occident qui sont maintenant confrontés à la tâche urgente d’examiner dans quelle mesure les dommages causés par la montée de l’islamisme et du terrorisme domestique sont auto-infligés. Cette tâche nécessitera une franche évaluation critique de la façon dont le multiculturalisme a contribué à l’érosion des valeurs occidentales universelles des droits individuels, d’égalité des sexes, de démocratie et de laïcité.

La guerre islamiste contre l’Occident est loin d’être terminée, et les islamistes ne sont pas encore prêts à se rendre, i.e. de cesser de mener leur campagne contre l’Occident. Cette guerre a tous les signes d’un conflit générationnel, semblable à la guerre froide entre l’Occident et l’ancienne Union soviétique. Son expérience de la guerre froide devrait être précieuse pour l’Occident dans son conflit avec l’islamisme parce que, comme pour le communisme, l’islamisme est internationaliste dans sa portée et son programme.

En confrontant l’islamisme, l’Occident ne fait face à aucune possibilité de défaite militaire, comme ce fut le cas avec le fascisme et le communisme। S’il échoue à exiger des immigrants musulmans qu’ils s’adaptent et respectent les valeurs occidentales au même titre que tous les autres immigrés, l’Occident fera face au démantèlement insidieux des valeurs et de la culture politique qui font une société libre

Voir aussi :

Le multiculturalisme et sa haine de toute identité nationale détruit la Grande-Bretagne, par Theodore Dalrymple

Ibn Warraq défend l’Occident, critique Edward Saïd et l’islam

Pourquoi l’Occident est supérieur – Ibn Warraq répond à Tariq Ramadan

Rapport Bouchard-Taylor : fabriquer l’Homme Nouveau par la dictature de l’harmonie

Rapport Bouchard-Taylor : la tentation totalitaire, par Mathieu Bock-Côté

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Combat (idéologique) contre Djihad (idéologique) - entrevue avec le théologien George Weigel

Un Algéro-Québécois islamolucide décode pour nous la langue des suprématistes islamiques

La Ligue Islamique Mondiale propage l’islam wahhabite au Canada

Le Québec est un havre de paix : protégeons-le de l’obscurantisme islamique

Commission Bouchard et Taylor : NON au pacte de suicide !

L’islam menace nos libertés et nos droits. Et nos élites dhimmis collaborent !

Pakistan contre UE - Islamabad demande officiellement la restriction des libertés en Europe

Les mosquées américaines envahies par la propagande saoudienne haineuse - Partie 1

Les mosquées américaines envahies par la propagande saoudienne haineuse - Partie 2

L’avenir de l’Europe selon l’américain Tony Blankley - leçons pour le Québec

L’Europe va mal – elle se suicide lentement


lundi 9 juin 2008

Immigration clandestine : l’Europe serre la vis

afrik.com/
Les ministres européens ont rendu jeudi un projet de loi harmonisant les dispositions des pays membres de l’Union Européenne sur la politique d’immigration clandestine। Faisant converger leurs politiques nationales, ils ont rendu un texte commun portant sur les règles d’exclusion des sans-papiers à appliquer au sein de l’Union, le « Projet de Directive Retour ». Ce document tend à accroître la répression à l’endroit des clandestins. Il est vivement critiqué par des associations de défense des droits de l’homme.
liberation.fr/
En 2000, l’ONU avait publié un rapport éclairant sur l’immigration en Europe। Le document précisait que le continent aurait besoin d’accueillir 159 millions d’immigrés d’ici à 2025 pour contrer la baisse de sa natalité et garantir son activité économique. A l’évidence, les pays qui ont trouvé hier un accord sur l’expulsion des sans-papiers n’ont guère pris en compte ces considérations. Après des mois de travail, l’Europe a préféré se contenter d’une gestion politico-policière de la question migratoire, donnant des gages à une opinion publique de moins en moins patiente avec les clandestins.
liberation.fr/
«Non-dit ethnique». Car, entre fermeture et ouverture, l’Europe n’arrive pas à trancher. Les Etats savent que le déclin démographique fera perdre 20 millions de travailleurs à l’Union entre 2010 et 2030, comme le lui répète la Commission à longueur de rapports. Et les candidats à l’immigration le savent aussi, sinon ils ne viendraient pas. «En fait le non-dit est ethnique : les Européens sont obsédés par les différences culturelles. Ce n’est pas un hasard si le Royaume-Uni a ouvert grand ses frontières aux pays de l’Est, mais se montre particulièrement dur à l’égard des autres immigrés», souligne Patrick Weil.

Absence de filiation culturelle entre le monde occidental et le monde musulman

vdfr95.com

Sylvain Gouguenheim.

Ce courageux historien, professeur d’histoire médiévale à l’Ecole normale supérieure de Lyon, lance un véritable pavé dans la mare de l’historiquement correct en prouvant l’absence de filiation culturelle entre le monde occidental et le monde musulman. Son livre, Aristote au mont Saint-Michel (Gallimard), pulvérise la thèse prétendant que le savoir grec antique (philosophie, médecine, mathématique, astronomie), après avoir tout à fait disparu d'Europe, a trouvé refuge dans le monde musulman, qui l'a traduit en arabe, l'a accueilli et prolongé, avant de le retransmettre finalement à l'Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l'expansion soudaine de la culture européenne. Il démontre, sources à l’appui, que les liens avec Byzance ne furent jamais rompus. A la suite de l’historien Jacques Heers, il explique que la réception de la pensée grecque par les musulmans fut sélective et limitée par le Coran. Mais surtout, et ceci explique le titre du livre, il nous apprend que les moines traducteurs du Mont-Saint-Michel ont fait passer presque tout Aristote directement du grec au latin, plusieurs décennies avant qu'à Tolède, on ne traduise les mêmes oeuvres en partant de leur version arabe. Ce solide mémoire a valu à l’historien d’être jeté au centre d’une violente polémique. Preuve de l’importance de son essai, la presse gauchiste produit depuis un mois de violentes attaques contre le pauvre professeur… et ses collègues gauchistes de l’université exigent son renvoi de l’ENS !

Islam : quand la France se réveille…

lefigaro.fr
Ivan Rioufol 06/06/2008
Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 6 juin

Les intrusions de l'islam dans la laïcité, ce non-dit, se heurtent à l'irritation de l'opinion. Les protestations apparues après l'annulation du mariage d'un couple de musulmans au prétexte que l'épouse avait menti sur sa virginité, assimilée par le tribunal de Lille à une «qualité essentielle de la personne», ont dévoilé une vigilance collective, plus aiguë chez les citoyens que leurs représentants. C'est l'indignation générale qui a poussé Rachida Dati à demander au parquet, lundi, d'interjeter appel.

En admettant que la chasteté de la mariée était déterminante aux yeux de son mari, la justice a bel et bien légitimé une pratique machiste, issue en l'occurrence d'une lecture du Coran infantilisant la femme. C'est d'ailleurs ce que dénonce le mouvement Ni putes ni soumises, qui manifestera demain. «Légitimer la répudiation, l'excision, les crimes dits d'honneur, les mariages forcés : voilà les dangers à long terme», analyse sa présidente, Sihem Habchi.

Ces Françaises, qui défendent leur émancipation sans renier leur religion, rappellent que leur volonté d'endiguer l'islam ne peut être comprise comme une agression contre les musulmans : ce que soutient pourtant l'idéologie antiraciste, qui voit de l'islamophobie dans les refus de comportements incompatibles avec la neutralité, l'égalité homme-femme, la liberté d'expression. Cette fois, cependant, des droits-de-l'hommistes eux-mêmes ont passé outre ces critiques interdites.

Le réveil général est un événement. Il montre une démocratie apparemment prête à défendre ses valeurs contre des choix régressifs. Mais le hourvari n'aurait probablement pas été tel si d'autres empiétements n'existaient déjà, de l'école à l'entreprise, dans une indifférence forcée. La cohabitation avec l'islam, sujet tabou qui suscite d'innombrables commentaires sur mon blog, préoccupe de nombreux Français. C'est ce qui ressort aujourd'hui.

Le pouvoir perçoit-il ce rejet tacite du communautarisme ? Ce serait renforcer ce processus en cours que d'inscrire la diversité dans la Constitution, comme le souhaite Nicolas Sarkozy. «L'islam doit s'adapter ou partir», écrit l'écrivain Abdelwahab Meddeb (Le Débat, mai-août 2008), qui croit en un islam européen. Ce dernier, en effet, à toute sa place en France, s'il respecte les règles constitutives de la République. Ne pas craindre, pour cela, de rappeler d'élémentaires exigences.

Renoncements et intimidations

Ce jugement, qui avalise un droit coutumier, est d'autant plus choquant que la justice algérienne ne cesse de poursuivre des chrétiens. Mardi, quatre Algériens convertis au christianisme ont été condamnés à de la prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Tiaret, pour «pratique illégale d'un culte non musulman». Ce même tribunal a jugé dernièrement une jeune convertie au christianisme, poursuivie parce qu'elle possédait des bibles sur elle. En janvier, c'est un prêtre français qui a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir prononcé une prière hors d'un lieu de culte officiel. Un pasteur américain, présent dans le pays depuis plus de quarante ans, vient également d'être expulsé.

Or, qui entend les autorités protester ? Sommée de s'ouvrir au multiculturalisme, notamment sous la pression de ceux qui réclament également sa repentance pour son passé colonial, la France se montre incapable d'exiger la réciprocité. Le père Christian Delorme va jusqu'à justifier (Le Monde, mercredi) «l'islamité» recherchée par l'Algérie, en montrant du doigt «le christianisme évangélique» de la «puissance impériale américaine». Prêtre du diocèse de Lyon, il voit un danger dans «le prosélytisme chrétien en terre d'islam». Le paradoxe prêterait à sourire, s'il ne reflétait un assujettissement partagé.

Le déni officiel face aux avancées islamistes en France encourage le prosélytisme, qui multiplie les voiles dans les cités. Des entreprises doivent aménager des heures de prière, quand la mixité n'y est pas aussi contestée. L'anthropologue Dounia Bouzar a vu (Le Figaro, 3 avril) «des salariés refuser le même frigidaire pour cause de viande impure». Quand le lycée Lavoisier de Roubaix applique la «laïcité plurielle», c'est pour y généraliser la nourriture halal à la cantine. Si un historien, Sylvain Gouguenheim, prétend que l'Europe chrétienne a maintenu, sans l'aide des musulmans, ses liens avec la Grèce, il est conspué par ses collègues. Longue est la liste de ces renoncements et intimidations.

L'audiovisuel aussi

Même l'audiovisuel public est confronté à ces subversions, que trop d'observateurs refusent de voir. Pour protester contre «la dérive éditoriale sans précédent de Monte Carlo Doualiya» (ex-RMC Moyen-Orient, filiale à 100 % de Radio France internationale), les syndicats FO et CGC appellent à la grève, mercredi. «Le ton général de la radio est marqué par la propagande islamiste», explique Jean-Pierre Constantin, délégué syndical CGC. Il assure, ainsi, qu'il n'est pas rare de présenter comme «analystes politiques» des fonctionnaires du gouvernement iranien ou syrien ainsi que des militants islamistes. Acceptable ?

Contestable impunité

Brigitte Bardot, condamnée mardi à 15 000 euros d'amende pour incitation à la haine envers la communauté musulmane. Bien. Mais pourquoi, par exemple, les Indigènes de la République peuvent-ils continuer à qualifier les Français blancs de «Souchiens», de sous-chiens ?

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/

mercredi 4 juin 2008

Palme d'or pour une syntaxe défunte, par Alain Finkielkraut

lemonde.fr

Pour François Bégaudeau, auteur du livre Entre les murs (Verticales, 2006) et acteur principal du film qui en a été tiré, la Palme d'or du Festival de Cannes est un véritable conte de fées. Sa joie, partagée avec le metteur en scène Laurent Cantet et les élèves du collège Françoise-Dolto, qui jouent leur propre rôle, fait plaisir à voir. On lui pardonne même son brin de suffisance : comment garder la tête froide dans un moment aussi inattendu et aussi exceptionnel ?

Bégaudeau n'a pas le triomphe modeste, soit. Mais pourquoi l'a-t-il acrimonieux ? Pourquoi cette vindicte à l'égard des professeurs qui ne partagent ni ses méthodes, ni ses objectifs, ni son optimisme ? Pourquoi être si mauvais joueur quand on a gagné la bataille, et s'acharner contre les derniers récalcitrants quand on a, à ses pieds, le président de la République, la ministre de la culture et celui de l'éducation nationale ? Et pourquoi faut-il que Le Monde (le 28 mai) alimente cette étrange aigreur en dressant le repoussoir des "fondamentalistes de l'école républicaine" qui prônent "l'approche exclusive de la langue française par les grands textes" ?

Fondamentaliste, la lecture d'A la recherche du temps perdu, de Bérénice ou du Lys dans la vallée ? Fondamentaliste, l'expérience des belles choses, l'éventail déployé des sentiments et le tremblement littéraire du sens ? Le fondamentalisme est arrogant, catégorique et binaire ; la littérature problématise tout ce qu'elle touche. Le fondamentalisme enferme l'esprit dans le cercle étroit d'une vérité immuable ; la littérature le libère de lui-même, de ses préjugés, de ses clichés, de ses automatismes. Le fondamentalisme est une fixation ; la littérature, un voyage sans fin.

On jugera le film de Laurent Cantet lors de sa sortie en salles. Peut-être sera-t-on intéressé, voire captivé par cette chronique d'une année scolaire dans une classe de quatrième à travers les tensions, les drames, les problèmes et les imprévus du cours de français. Mais s'il est vrai qu'après s'être vainement employé à corriger la syntaxe défaillante d'adolescentes qui se plaignaient d'avoir été "insultées de pétasses", l'enseignant finit par utiliser certaines tournures du langage des élèves, "plus efficace que le sien", alors on n'aura aucun motif de se réjouir.

Car la civilisation ne demande pas à la langue d'être efficace, d'être directe, de permettre à chacun de dire sans détour ce qu'il a sur le coeur ou dans les tripes, à l'instar de ce magistrat qui a conclu son réquisitoire contre un accusé terrifiant par ces mots : "A gerber !" La civilisation réclame le scrupule, la précision, la nuance et la courtoisie. C'est très exactement la raison pour laquelle l'apprentissage de la langue en passait, jusqu'à une date récente, par les grands textes.

Naguère aussi, on respirait dans les oeuvres littéraires ou cinématographiques un autre air que l'air du temps. Sean Penn, le président du jury, a remis les pendules à l'heure en déclarant, dès la cérémonie d'ouverture du Festival et sous les applaudissements d'une presse enthousiaste, que seuls retiendraient son attention les films réalisés par des cinéastes engagés, conscients du monde qui les entoure. Sarabande, Fanny et Alexandre, E la nave va, In the Mood for Love, s'abstenir. Un conte de Noël, ce n'était pas la peine. Le monde intérieur, l'exploration de l'existence, les blessures de l'âme sont hors sujet. Comme si l'inféodation de la culture à l'action politique et aux urgences ou aux dogmes du jour n'avait pas été un des grands malheurs du XXe siècle, il incombe désormais aux créateurs de nous révéler que Bush est atroce, que la planète a trop chaud, que les discriminations sévissent toujours et que le métissage est l'avenir de l'homme.

L'art doit être contestataire, c'est-à-dire traduire en images ce qui est répété partout, à longueur de temps. Big Brother est mort, mais, portée par un désir de propagande décidément insatiable, l'idéologie règne et veille à ce que notre vie tout entière se déroule entre les murs du social.

jeudi 22 mai 2008

communautarisme.net/

Tribune d'Eric Zemmour, Le Monde, édition du 12 octobre 2007

Réplique d'un "réactionnaire" au président de SOS-Racisme.[...] Sopo ne sait pas qu'on a lu Pierre-André Taguieff ; on a bien compris que le progressisme antiraciste n'était que le successeur du communisme, avec les mêmes méthodes totalitaires mises au point par le Komintern dans les années 1930 "Tout anticommuniste est un chien", disait Sartre. Tout adversaire de l'antiracisme est pire qu'un chien. En tout cas, dit Sopo, ne devrait pas être invité à la télé. La télé, c'est important pour Sopo. C'est vrai, on ne l'y voit pas assez. Amis producteurs, faites quelque chose !

Pendant vingt ans, l'antiracisme, Sopo le reconnaît lui-même, a régné en maître sur nos esprits. Alors, faisons son bilan. Le multiculturalisme qui remplace l'assimilation ; l'ethnicisation des questions sociales plutôt que la lutte des classes ; la déconstruction du roman national remplacé par la concurrence victimaire ; la haine institutionnalisée de la France autour de la figure totémique de Dupont Lajoie.

Idiots utiles du capitalisme
L'antiracisme fut le rideau de fumée qui occulta la soumission socialiste aux forces libérales. Les antiracistes ont avec la finance internationale un point commun essentiel : le refus des frontières. Avec les progressistes de tout poil, ils ont détruit les derniers obstacles à la toute-puissance du marché : famille traditionnelle, nation, Etat. Les premiers servent les intérêts de la seconde. Idiots utiles du capitalisme.

Osons donc ce que Sopo interdit ; réintroduisons le réel dans le débat récent autour de l'immigration. Selon le ministère des affaires étrangères, 30 % à 80 % des actes d'état civil sont frauduleux en Afrique. Les mariages entre Français et étrangers représentent désormais près de 30 % des mariages transcrits dans notre état civil ; la moitié de ces 90 700 mariages ont été célébrés à l'étranger en 2005 ; la progression en dix ans des mariages de Français au Maghreb et en Turquie a explosé de 731 %. En 1994, ils étaient 1 129 ressortissants algériens à épouser un Français. En 2005, ils sont 12 457. Onze fois plus. L'amour, bien sûr Sopo !

En vérité, c'est l'échec de l'intégration qui nourrit l'immigration d'aujourd'hui. Dans les cours de récréation de nos écoles, les enfants se regroupent par clans ethniques qui s'ignorent ou se détestent : "Les rebeus, les reunois, les feujs, les noichs ou les caifrans". Et l'insulte suprême est : "Sale Français !" Les enfants juifs sont interdits d'école publique dans nombre de banlieues et sont contraints de se replier sur les écoles confessionnelles. Les bandes ethniques s'affrontent à la gare du Nord. Lors de la présidentielle, on a vu à l'oeuvre un terrifiant vote ethnique, comme l'a justement noté Jérôme Jaffré (Le Monde du 8 juin) : 94 % des électeurs qui se disent musulmans ont voté Ségolène Royal ; 77 % de ceux qui se disent catholiques pratiquants ont voté Nicolas Sarkozy.

Mais tout cela n'existe pas. Vous avez rêvé, braves gens. Tout va très bien, Madame la Marquise. C'est Dominique Sopo qui vous le chante. En lisant Sopo, j'ai compris que je n'étais qu'un prétexte. Sopo en veut au peuple français d'avoir voté pour des "députés extrémistes" (il parle d'élus UMP, pas de chemises brunes). Et aussi sans doute, un président extrémiste. Il reproche surtout aux "compagnons de route antiracistes" de rester silencieux. C'est triste de se retrouver seul. Mais peut-être les compagnons de route sont-ils sidérés par cette réalité que je décrivais à gros traits. Naïveté stupide de réactionnaire borné.


La diversité dans la Constitution : danger !

communautarisme.net

Le projet défendu par le président de la République risque fort de réduire la liberté d'expression, la laïcité et la diversité réelle des convictions.

[...] En France, l'implication de l'Etat serait sans doute inévitable, non seulement pour le financement, mais également pour faire observer le respect de la diversité par la justice, ne serait-ce qu'en se référant au nouveau préambule de la Constitution.

[...] En premier lieu, une inscription de la diversité dans la Constitution ne peut que favoriser l'essor des communautarismes. Dès lors que l'Etat encourage la diversité des croyances, il favorise inévitablement la formation de communautés qui, fortes de leur reconnaissance constitutionnelle, seront encore plus tentées d'exiger que les lois tiennent compte de leurs spécificités. C'est ce que revendique déjà la Charte des musulmans d'Europe signée le 10 janvier dernier à Bruxelles. Allant dans ce sens, l'archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, vient de qualifier d'"inévitables" la reconnaissance et l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia (droit coranique), notamment en matière de différends financiers ou conjugaux.

[...] En outre, la conception américaine de la diversité autorise chaque mouvement de pensée à exprimer sa doctrine et ses opinions. La contrepartie de ce respect de la diversité poussé à l'extrême, c'est que nul n'est en droit de se plaindre des opinions des autres, même s'il les juge blessantes pour ses propres croyances. Les notions de blasphème ou de sacrilège ne peuvent être retenues. La liberté d'expression n'est limitée que s'il est démontré que son usage va provoquer des atteintes immédiates aux personnes.

Sans la garantie d'une telle liberté d'expression, il est à craindre que la diversité inscrite dans le préambule au nom du respect de toutes les croyances ne dégénère rapidement en une diversité des susceptibilités. Jusqu'à présent, jouant à la fois sur la mauvaise conscience des Européens et sur leur couardise, ceux qui refusent un islam historisé et s'adaptant à l'évolution du monde sont plus souvent parvenus à leurs fins par des pressions ou des menaces que par des décisions de justice. Ils ont ainsi progressé dans d'innombrables domaines, que ce soit en matière éducative comme l'a montré en 2004 le rapport Obin, de mixité dans les piscines, ou de réduction de facto de la liberté de la presse.

mardi 20 mai 2008

Grande mosquée à Marseille: le tribunal administratif refuse le bail emphytéotique

maire-info.com
Le tribunal administratif de Marseille a annulé hier une délibération municipale qui mettait à la disposition d'une association cultuelle, sous la forme d'un bail emphytéotique, un terrain pour la construction d'une grande mosquée dans la cité phocéenne.
«Le dit bail emphytéotique administratif litigieux doit être regardé comme accordant une subvention à l'association cultuelle», a-t-il précisé dans son jugement. Signé pour une durée de 99 ans, le bail prévoyait le versement d'un loyer symbolique de 300 euros par an. Le tribunal a estimé le projet en violation avec l'article 2 de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Il a suivi les conclusions du commissaire du gouvernement qui avait jugé le prix de ce loyer «anormalement bas» par rapport au prix du marché immobilier. Il a également mis en exergue un «manque d'information des élus» auxquels n'a pas été communiqué la «valeur fiscale» du terrain.
Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, avait fait voter, le 17 juillet 2006, une délibération autorisant la location d'un terrain de 8.600 mètres carrés dans les quartiers du nord de la ville à l'association «La mosquée de Marseille». Le but était de permettre l'édification d'un «lieu de culte significatif» dans la deuxième ville de France et de «faire sortir l'islam des caves» comme le souhaitait les dignitaires musulmans locaux. Le projet d'un coût de six millions d'euros devait être financé par des fonds privés en raison de la loi de 1905.

Le maire de Draguignan refuse de participer au financement de la mosquée

varmatin.com

Le maire Max Piselli a pris connaissance « avec surprise » de notre article sur l'éventuelle construction d'une mosquée à Draguignan et apporte des éléments de réponse... très réservés।

Dans notre édition du 6 mai, l'association culturelle musulmane de la Dracénie et le conseil régional du culte musulman réclamaient un lieu de culte et culturel digne de ce nom à Draguignan. Selon les dirigeants, dont le président Slimane Hamdaoui, le terrain pourrait être fourni par la mairie et le bâtiment financé par la communauté musulmane.

Seul bémol, si le maire a prêté la MSJ pour la rencontre, il affirme désormais ne pas avoir été tenu au courant du projet de mosquée et dénonce les moyens de pression. Il affirme :

« Je déplore et condamne la pression dont la ville de Draguignan, la seule du Var dans ce cas, fait subitement l'objet de la part de l'Association Culturelle des Musulmans de la Dracénie et de son président.

Son attitude et ses méthodes ne plaident certainement pas en faveur de la cause qu'il défend. Par ailleurs, je tiens à préciser que contrairement a ce qui est insinué, je n'ai jamais accordé un rendez-vous le 30 mai, à M. Abderrahmane Ghoul que je ne connais pas et n'ai jamais rencontré. Je rappelle en outre que la ville n'est nullement responsable de la situation actuelle dans laquelle se trouve le culte musulman.

Ses pratiquants se réunissaient jusqu'alors dans un immeuble de la rue Jean Boyer dont le propriétaire n'a pas souhaité renouveler le bail. Je ne vois donc pas pourquoi on rendrait aujourd'hui la mairie responsable de l'absence d'un lieu de culte musulman et surtout pourquoi on la mettrait en demeure de régler ce problème.

Je tiens en conséquence à préciser et éclaircir plusieurs points pour les Dracénois :

1 - La Ville ne dispose pas aujourd'hui d'un terrain de 3 000 m2 à mettre à disposition de quelque culte que ce soit.

Les seuls terrains disponibles sont aujourd'hui destinés à accueillir des équipements publics, d'intérêt général, qu'il n'est pas question de remettre en cause.

2 - Même si la Ville disposait d'un tel terrain, elle ne saurait prendre la décision de l'affecter à un culte sans avoir auparavant procédé à une large consultation de tous les Dracénois.

3 - La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État précise clairement dans son article 2 « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des Départements et des Communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. »

Dans son Titre IV, article 19, dernier alinéa, il est clairement précisé concernant les associations pour l'exercice des cultes, qu'elles « ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l'État, des Départements ou des Communes. » La pratique religieuse relève, depuis plus d'un siècle maintenant, de la seule conscience privée de chaque individu. La collectivité n'a donc aucune obligation vis-à-vis des confessions religieuses.

Ce principe fondamental de laïcité est profondément ancré dans la société française et assure la cohésion de notre pacte républicain.

4 - Il est tout à fait possible à l'Association Culturelle des Musulmans de la Dracénie de rechercher des solutions dans le secteur privé plutôt que de vouloir forcer la main à la Collectivité publique.

5 - La perspective des élections au sein du Conseil Français du Culte Musulman semble conduire les responsables locaux des différents courants à des surenchères dont le but « électoraliste » n'échappe à personne.

Je pense pour ma part que la question des lieux de cultes pour la pratique de l'Islam doit être abordée avec sérénité et franchise mais pas dans la précipitation et l'intimidation. Elle doit relever d'une politique générale définie par le ministère de l'Intérieur, chargé des Cultes, et non d'initiatives locales dispersées.

Je voudrais ainsi dire au président de l'association, que s'il veut que les Dracénois « n'aient pas peur de l'Islam » comme il le dit, la meilleure façon d'y parvenir n'est sans doute pas de les menacer de manifestations dans la rue, fussent-elles des prières, de nature à troubler l'ordre public.

En Démocratie, si l'on veut être respecté en tant que citoyen d'une minorité, il faut d'abord soi-même faire preuve de respect pour la majorité de ses concitoyens, dans leurs convictions, leurs croyances et leurs lois.

C'est pourquoi, je ne céderai à aucun chantage, mais serai toujours vigilant à faire respecter les lois de la République ».

Une mise au point qui risque de provoquer quelques remous. Un dossier manifestement à suivre.

commentaire - 20/05/2008 10:52 Usselio D.et JM

Félicitations,Monsieur le maire pour votre détermination à faire respecter les lois de la République, ce que sont loin de faire, malheureusement, trop d'élus.

L'ISLAM DES INTERDITS.

http://webf2246.tabnet.vwh.net
« L’islam des interdits » de Anne-Marie Delcambre est un livre récent à lire par toute personne qui s’intéresse à l’islam. Anne-Marie Delcambre est docteur en droit, docteur en civilisation islamique, et agrégée d'arabe classique. Elle enseigne l’arabe au Lycée Louis-le-Grand à Paris et donne régulièrement des conférences sur la religion islamique

EXTRAIT:

S'agissant des textes fondateurs musulmans – le Coran et la Sunna –, la question se pose de savoir si on peut s'autoriser une interprétation nouvelle, laquelle ne s'est pas jusqu'ici exprimée en terre d'Islam. En d'autres termes, est-il possible de lire la lettre de ces textes selon les conditions qu'offre le paysage mental de notre temps?

Pour les savants traditionnels de l'Islam, la réponse est un non catégorique. Ce serait une innovation blâmable (bid'a), une hérésie!

Soheib Bencheikh, dans son livre Marianne et le Prophète1, est honnête, lui, quand il écrit: « Les intellectuels se réclamant de la confession musulmane répètent sans cesse que l'Islam est fraternité, paix et tolérance. Ils ont certainement raison, mais ils n'ont aucun soutien théorique qui permette d'appuyer la plupart de leurs affirmations. Les modérés veulent embellir l'image de leur religion mais ce qu'ils disent de l'Islam ne traduit qu'un souhait. Seule la version archaïque du droit musulman demeure sur le terrain... offrant une vision globale des choses. Cependant son application dans le domaine relationnel relève de la folie. » Bien sûr que certains intellectuels musulmans voudraient que leur religion soit plus rationnelle ou plus mystique, moins juridique. On songe au cri du docteur Dalil Boubakeur, recteur de l'Institut musulman de la grande Mosquée de Paris: « Non! l'Islam n'est pas une politique ! 2» Ce lettré rationaliste ne veut pas voir « la foi encadrée dans le carcan du juridisme », dans un enclos en quelque sorte. Il craint ceux qui se réclament du droit musulman avec leur folie délirante. Il leur oppose l'Islam des philosophes, Avicenne, Averroès, oubliant un peu vite que l'Islam des juristes a violemment combattu ces philosophes. Pas seulement les juristes, le peuple aussi. Dalil Boubakeur se sent évidemment proche, par son milieu et sa culture, de cet Islam des philosophes. Mais n'en déplaise à cet aimable recteur, non! l'Islam n'est pas seulement une foi, c'est aussi une loi. Et les juristes (fuqahâ) ont toujours stigmatisé ceux qui n'avaient que le nom d'Aristote à la bouche et le petit peuple de Bagdad vomissait ces apports culturels étrangers et suivaient Ibn Hanbal. Parler de théologie sclérosée de l'Islam, d'archaïsme du droit musulman, n'empêche pas que l'Islam juridique est bien vivant dans tout le territoire musulman et que c'est même le seul Islam qui soit pratiqué. Les intégristes ne sont pas des hérétiques par rapport au système traditionnel de l'Islam. Ils veulent simplement que tout soit appliqué à la lettre. Or comment les choses pourront-elles changer puisque le Coran est considéré comme immuable et intouchable ? Le Coran en milieu musulman reste sacralisé et on est loin du débat des philosophes mutazilites qui, dès le VIIIe siècle, posèrent la question du Coran créé ou incréé.

Depuis le 11 septembre 2001, on répète que ce n'est pas cela l'Islam, que le Coran est un message de paix et d'amour, qu'il s'agit là d'une dérive politique, d'une maladie! Une mauvaise fièvre en quelque sorte! Mais si le Coran était uniquement une parole de compassion, de douceur et de pardon, valable pour tous et pour tous les temps, pourquoi ces versets autorisant le talion, prescrivant le combat? Pourquoi ces prescriptions sur l'amputation pour vol, la flagellation pour adultère? Pourquoi cette autorisation de la polygamie, même accompagnée de mise en garde, pourquoi ces versets sur la répudiation, même si

c'est le licite le plus haïssable? Pourquoi cette différence de traitement entre l'homme et la femme dans l'héritage et le témoignage? Pourquoi cette autorisation donnée à l'homme de frapper la femme, même si c'est en dernier recours? Pourquoi cette sourate 8 sur le butin, les dépouilles de guerre? Pourquoi ce rappel du massacre de la troisième tribu juive de Médine? Pourquoi ces versets contraignants sur la tenue vestimentaire des femmes? Pourquoi le verset sur la menstruation qualifiée de souillure? Pourquoi tous ces versets stigmatisant les Juifs ? Pourquoi ces invectives contre ceux qui sèment la corruption sur la terre ? Si le Coran ne mentionnait rien de ce genre, si la vie du Prophète et son comportement ne contenaient aucune trace d'appel à la vengeance, bref, si le Coran, la Sunna (imitation du Prophète) étaient au-dessus de tout soupçon concernant ce qui est reproché aux intégristes islamistes, comment ces derniers pourraient-ils justifier l'imposition du voile à la femme, la polygamie, la peine de flagellation pour la femme adultère, l'amputation de la main pour vol? Ces versets sont bien dans le Coran. Ils n'ont jamais été supprimés et le musulman, même le plus modéré, peut lire ces prescriptions. Il n'est pas juste, et surtout pas très judicieux, de laisser croire aux non-musulmans que ce sont là pures inventions, sans fondements religieux, de fanatiques musulmans, d'excités, de malades, de fous de Dieu et ceci en Iran, en Arabie saoudite, au Soudan, en Libye, en Indonésie, au Pakistan, en Algérie et aujourd'hui au Maroc.

La liste des pays s'allonge. La vérité, c'est qu'il s'agit d'un retour aux textes fondateurs islamiques. Il faut avoir le courage de le dire: dans le Coran comme dans la Sunna se trouvent certaines prescriptions qui sont intolérables pour une conscience moderne. Le Moyen Age trouvait normal de brûler les hérétiques. Le musulman traditionnel, intégriste, qui suit les textes à la lettre, n'est peut-être pas toujours très loin de cette mentalité médiévale. « Les islamistes ont une parole mortifère », déplore Latifa Ben Mansour3. Mais le discours des intégristes s'appuie indiscutablement sur les textes fondateurs de l'Islam. Pourquoi trouve-t-on si souvent chez les intellectuels musulmans ce regard mutilé, hémiplégique, qui fait qu'ils ne voient pas que la Parole de leur Saint Coran, l'exemple de leur Noble Prophète, sont bien à la base du comportement qu'ils dénoncent chez ceux qu'ils qualifient d'islamistes, d’intégristes, de frères musulmans, de « frères féroces ».

De même, en quoi Erdogan, l’ancien maire d’Istanbul en Turquie, dont le parti islamiste « Justice et Développement » a obtenu 34 % des voix, raflant 363 sièges sur 550 au Parlement, peut-il être vu par nos médias bien indulgents comme un islamiste « modéré » alors qu'il avait proclamé haut et fort: « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les mosquées nos casernes » ?

(Extrait de l’Islam des Interdits de Anne-Marie Delcambre paru aux éditions Desclée de Brouwer en octobre 2003: « L'Islam des Interdits » d'Anne-Marie Delcambre, 146 pages. ISBN : 2-220-05415-2. 14 euros)

lundi 28 avril 2008

A la veille de la Présidence française, le bilan de la construction européenne s’avère calamiteux.

http://gerardpince.blogspot.com/
Dans le domaine politique, l’Union européenne compromet l’avenir de notre civilisation par le biais d’une immigration et d’une islamisation massive. Au vu de ce phénomène inédit, le grand historien américain, Bernard Lewis, en a conclu que l’Europe serait la partie occidentale du monde arabe avant la fin du siècle. En effet, les calculs de la Free World Academy montrent qu’en tenant compte de l’élargissement à la Turquie et du maintien des paramètres actuels en matière d’immigration et de natalité, la population de culture musulmane devrait représenter 53% de la population globale de l’Union en 2100.

Pour faciliter l’intégration de cette immigration voulue par l’élite mondialisée, l’Union a renoncé à toute identité européenne en récusant ses racines communes। Les identités nationales ont été stigmatisées au profit d’une société fondée sur le communautarisme et qui débouche sur la tiers-mondisation en guise de globalisation. A présent, la Commission s’efforce d’interdire la moindre critique de l’islam. Par exemple, elle vient de menacer les juges turcs qui voulaient protéger leur constitution face à un gouvernement qui remet en cause la laïcité en autorisant le port du voile à l’Université.

freeworldacademy.com
THE FUTURE OF EUROPE
ROAD TO A CIVILIZATION SUICIDE

Since the 18th and the Enlightenment, Europe has been the cradle of Civilization ( Freedom-Reason- Technical progress-Pursuit of Happiness). Europe has conquered quite the entire world in building vast colonial empires and its migrants have settled in new continents such as North and South America or Australia. Then, Europe lost its empires. Nevertheless, most of the world culture in civilized countries is still a legacy of the European Enlightenment. As a result this survey focuses on Civilization and cultures.

According to our diagnosis, the European Union suffers of four symptoms: Firstly, the incapacity to find a common identity; secondly, the declined population (470 million in 2004-460 in 2030 ) is a pretext for massive migrations; Thirdly, a huge unemployment in spite of a GNI which attains 12,000 $Billion in 2004 and is expected to reach about 18,000 in 2030; Fourth, a bad governance characterized by a lack of common vision and a series of wrong decisions.

These bad symptoms are related to an ideological fact: The European Union has given up its values and has surrendered to the cultural relativism. As a result of this capitulation, Europe suffers a mental depression which explains the present situation. Moreover, it opens the road to the Islamization of Europe.

In an interview in July 2004, the famous Princeton Historian Bernard Lewis was asked if the European Union could serve as a global counterweight to the United States in the future. He answered “ No. It could not serve as such because it would be a part of the Arabic west by the end of this century!”. You may ask: Why does it matter? In fact, it matters because Fundamentalism is everywhere on the increase. It is a problem of resistance facing the surge of a dark ideology. Unfortunately, the European mood prevents any resistance.

Clearly, the European Civilization is going to commit suicide.

jeudi 24 avril 2008

L'islamisation de la France


www.islamisation.fr
En France, en 2008, la filiale de la plus grande organisation islamiste mondiale des Frères musulmans, l’UOIF, ouvre écoles et mosquées en toute quiétude. La référence juridique de l'organisation affirme qu'il faut tuer apostats et homosexuels, tandis que son site Internet traduit des versets coraniques intimant de "combattre les mécréants". Qu’importe ! La plus grande fédération musulmane française (250 associations) siège au Conseil français du culte musulman (CFCM) et Nicolas Sarkozy affirme sur un plateau de télévision que « sur le plan de l’ordre public il n’y a rien à leur reprocher ». Inquiétant. Dalil Boubakeur, parangon de l’islam modéré selon la caste médiatique, parle pourtant de son « amitié d’une décennie » avec le président de l’UOIF et confie que « L'UOIF ne me paraît ni subversif, ni dangereux ».
"Les partisans d’un islam plus épicé ont leur place à l’intérieur du Conseil Français du Culte Musulman" affirmait le président le 19 septembre 2005 à l'Académie des sciences morales et politiques...


S’appuyant sur une immigration dont les mécanismes sont analysés méticuleusement, chiffres officiels à l’appui, l’islamisation de la France n’en est qu’à ses débuts selon les démographes. Les mosquées fleurissent dans l’hexagone, avec la bénédiction des mairies qui offrent les terrains à bâtir, tandis que l’UMP comme le PS commencent discrètement à subventionner leur constructions avec l’argent des contribuables.

Le lecteur trouve avec cet ouvrage qui se veut le plus complet possible, des réponses claires à ses interrogations : que dit le Coran ? Quel est le contenu de la charia ? La distinction entre islam et l’islamisme est-elle pertinente ? Que pèsent les vrais modérés ? Après leurs récents succès démocratiques en Turquie, Egypte et Palestine, les islamistes ont-ils une stratégie de conquête en France ?

L’auteur : jeune chercheur en sciences politiques, Joachim Véliocas livre ici le résultat d’une enquête de plusieurs années sur l’islamisation de la France

L'islamisation de la France, éditions Godefroy de Bouillon, décembre 2006, 500 pages, 33 euros

Louis Chagnon obtient enfin justice

http://fr.novopress.info

Image Hosted by ImageShack.usEn 2004, Louis Chagnon était la cible d’une campagne menée par le MRAP. C’était un professeur « raciste » qui avait osé dire du mal de Mahomet dans un cours d’histoire. Il était accusé d’avoir dicté à ses élèves : « Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (…) il va imposer sa religion par la terreur (…) il fait exécuter 600 à 900 juifs par jour ». Le texte avait été tronqué et falsifié (« par jour » avait été ajouté sur le cahier avec une autre encre…). En réalité il avait dit : « 600 à 900 juifs en une journée », comme cela a été établi, et il avait justifié son propos par le pillage des caravanes de La Mecque, ce qui avait disparu…

Louis Chagnon avait écopé d’un blâme de l’Education nationale. Le MRAP avait alors abandonné son action, tandis que la Ligue des droits de l’homme, qui s’était également mise dans la partie, avait vu sa plainte rejetée par le parquet.

(Lire la suite…)

jeudi 17 avril 2008

L'avertissement du petit frère

www.a7fr.com

[...] En fait, le livre de Zemmour ne parle pas essentiellement du nouvel antisémitisme, même si celui-ci lui sert de toile de fond। C'est plutôt une attaque en règle contre les professionnels de l'anti-racisme qui, consciemment ou non, ont selon lui favorisé la "tribalité" française, le repli sur soi, le communautarisme, appelez cela comme vous voulez। Le résultat est une insupportable atteinte à la sacro-sainte laïcité chère à la République, seule capable, toujours selon Zemmour, d'éviter les guerres civiles, si fréquentes dans l'Hexagone। En gros, les anti-racistes ont clamé sur tous les toits que la France était raciste, fasciste et lepéniste। Les jeunes beurs en ont déduit qu'ils ne peuvent en aucun cas s'intégrer ou s'identifier avec cette République hypocrite qui les rejette। Les Islamistes n'avaient plus alors qu'à se baisser pour rafler la mise et les guerres entre communautés ont éclaté। "Dieudonné est le fils monstrueux qu'auraient eu Serge Klarsfeld et Julien Dray" va jusqu'à faire dire Zemmour au narrateur...
Que l'on soit d'accord ou pas avec l'acte d'accusation dressé par le procureur Zemmour contre la mouvance anti-raciste des années 80, il est clair que les règles du jeu pour la communauté juive française ont définitivement changé. Finie l'époque où, "heureux comme Dieu en France", les Juifs pouvaient se permettre quelques entorses au règlement rigide de la laïcité. Clermont-Tonnerre avait dit: "il faut tout accorder aux Juifs en tant qu'individus, rien en tant que nation". Jusqu'à la guerre, les Juifs ou plutôt les 'citoyens français de confession israélite', avaient parfaitement joué le jeu. Ils en avaient bien volontiers accepté les règles. Mais, après la Choa et la création de l'Etat Juif, ils s'enhardirent. Ils obtinrent de manger casher à l'armée, de reporter un examen universitaire tombant shabbat ou kippour ou d'arborer fièrement le drapeau israélien dans la rue ou lors de cérémonie commémorative à la synagogue. La France officielle tolérait ces légers 'manquements', soit par mauvaise conscience après Vichy, soit parce que le judaïsme connu pour sa réticence à tout prosélytisme, ne semblait dangereux pour personne. Mais l'arrivée massive des "blacks" et des "beurs" remit tout en cause...

lundi 14 avril 2008

Immigration: Les chiffres de 2006

http://gerardpince.blogspot.com vendredi 11 avril 2008

Tableau (En milliers)

Années ----------1999----2000----2001----2002----2003-----2004-----2005-----2006
Total ------------153,7---184,3----216,2----255,2--- 265,1-- --271,9--- -251,7-----235,4

Source: Chiffres extraits du rapport de la Direction de la population et des migrations 1999 à 2005 et de du nouvel observatoire pour 2006.

Malheureusement, les flux clandestins s’ajoutent à ces chiffres officiels. Outre les déboutés du droit d’asile, la principale source d’entrées irrégulières réside dans les visas touristiques délivrés chaque année (2). En 2006, la France en a accordé 933.000 à des ressortissants du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne, et du Moyen Orient (y compris la Turquie). Connaissant les conditions socio économiques qui prévalent dans ces régions, il est probable que de nombreux touristes ne viennent pas seulement pour visiter le Louvre et restent en France à l’expiration de leurs visa pour profiter pleinement des avantages offerts par notre pays de cocagne. Par convention, on estimait jusqu’à présent à environ 100.000 par an le flux d’entrées irrégulières à ce titre mais pourquoi pas 200 ou 300.000? Cela signifie que ces statistiques officielles ne veulent plus rien dire et que la seule indication sérieuse provient de l’observation : Dans la plupart des voitures du métro, les minorités visibles sont désormais majoritaires.

Puisque les flux annuels sont inconnus, le chiffrage de la population présente sur le territoire devient impossible. Sachant que le stock de personnes originaires de l’immigration des pays tiers (immigrés et descendants directs) était estimé à 6,4 millions en 1999, la simple prise en compte des entrées officielles, du taux de natalité depuis cette date, et d’un chiffre forfaitaire de 1 million de clandestins conduirait à un total de 10 millions soit 16% de la population française (une personne sur six). En réalité, seul l’établissement d’un registre des populations et le lancement d’un recensement exhaustif permettrait de connaître enfin le chiffre exact de personnes issues de l’immigration dans la population française. Il n’en est pas question.

Le Pouvoir ne fait rien pour résister à cette invasion (pour reprendre l’expression du Président Giscard d’Estaing).